IPRPS - Interface Pratique et Recherche en Psychologie de la Santé
18-03-10
Pour une véritable collaboration cliniciens-chercheurs en psychologie de la santé
Nouveautés

Groupe de contact FNRS en psychologie de la santé

Depuis 2005, le FNRS (Fonds National de la Recherche Scientifique) finance la création d'un groupe de contact entre scientifiques francophones belges poursuivant des recherches dans le domaine de la psychologie de la santé. De façon générale, on peut définir la psychologie de la santé comme l'ensemble des connaissances fondamentales de la psychologie (issues de recherches scientifiques et de la pratique professionnelle) appliquée à la promotion et au maintien de la santé, à la prévention et au traitement des maladies, à l'identification des corrélats étiologiques et diagnostiques de la santé, de la maladie et des dysfonctionnements qui en découlent, ainsi qu'à l'amélioration du système de soins de santé et de la conception d'une politique de santé.

Depuis 1982 , on observe un développement important du secteur de la psychologie de la santé dans le monde. En atteste notamment le nombre croisant d'adhérents de la division "Health psychology" de l'American Psychological Association (devenue la 2ème division la plus nombreuse). Cela s'est traduit par des activités de recherche dans des domaines nouveaux tel que la psychologie positive qui permet la prise en compte de variables exerçant une protection de l'individu face à des situations de stress (optimisme, intelligence émotionnelle, résilience ...) ou encore la promotion du bien-être dans une perspective de santé Publique (dans la Communauté, en milieu de travail, à l'école ou l'université, dans les hôpitaux?).

Dans le monde belge et francophone, cet essor s'est marqué essentiellement au cours des 12 dernières années par entre autres la Création de l'ASBL Belgian Health Psychology Society (BHPS) qui eut lieu le 28 septembre 1992 (Membres fondateurs : KITTEL F., RIME B., VAN BROECK N., VAN DEN BERGH O., VERVAET M., VINCK J. ) et l'organisation de la 7e Conférence annuelle de l'European Health Psychology Society (EHPS) à Bruxelles en septembre 1993. En France, la Conférence annuelle eut lieu à Bordeaux en 1997 et la fondation de l'Association Française de Psychologie de la Santé (AFPSa) en 2001.

Cela stimula également la publication de livres de psychologie de la santé comme par exemple, "Introduction à la psychologie de la santé" (1994); "Personnalité et maladies - Stress, Coping et Ajustement" (2001) "Traité de Psychologie de la santé" (2002).

D'autres faits témoignent également de l'importance croissante des demandes dans ce secteur. On observe tout d'abord des évolutions législatives importantes en ce qui concerne la reconnaissance du statut du psychologue à l'hopital, tout comme une demande médicale accrue d'une compréhension des modes de réactions psychologiques face à des interventions de plus en plus lourdes et sophistiquées. Les modèles capables de rendre compte de ces processus deviennent plus complexes, de même que les acquis théoriques, méthodologiques et pratiques des intervenants de la santé.

Au niveau épidémiologique, on constate divers phénomènes qui requièrent les compétences de psychologues de la santé : Les 10 premières causes de mortalité sont attribuables pour plus ou moins la moitié à des comportements de santé, nécessitant des spécialistes en changements de comportements ; une diminuition importante du taux de léthalité qui entraîne un nombre plus élevé de patients atteints de maladie à évolution lente nécessitant une prise en charge psychologique plus fréquente; le vieillissement des populations en Europe occidentale impliquant une adaptation des modes d'intervention. Par ailleurs les directives européennes en matière de santé et bien-être au travail se sont traduites récemment pour la Belgique en la mise en place de conseillers en prévention spécialisés entre autres en facteurs psychosociaux.

Pour répondre à ces différentes préoccupations, une meilleure coordination entre chercheurs des universités belges s'avère nécessaire. Les objectifs généraux de ce groupe de contact seraient par conséquent de stimuler les contacts entre chercheurs francophones actifs en psychologie de la santé par les actions suivantes: organisation de séminaires de recherche réguliers, collaborations à des publications communes, organisation de rencontres auxquelles seront conviés des spécialistes internationaux. A terme le groupe devrait faciliter la création de réseaux de recherche et la mise en place de formations avancées (de niveau Master complémentaire ou DEA).

Lors d'une pré-réunion ont été désignés, France Kittel (ULB) comme présidente et Olivier Luminet (UCL) comme secrétaire du groupe de contact.
La liste des membres du groupe de contact se trouve ci-dessous.

Liste des personnes du groupe de contact « Psychologie de la santé »

Les thématiques développées dans les diverses universités francophones

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Les journées de rencontre

Quatrième journée d’étude : les maladies chroniques, recherche et suivi psychologique

Date : Le 24-10-2008 à 14 h 00
Lieu : Université de Liège (Boulevard du Rectorat, local à préciser selon le nombre d’inscrits)
Organisateur : Anne-Marie Etienne

Thème : Les avancements dans la connaissance des besoins psychosociaux des malades chroniques pour une meilleure prise en charge

Le nombre de personnes touchées par une maladie chronique est en nette croissance. En effet, l’évolution de la médecine, et parallèlement de notre mode de vie amènent une augmentation du nombre de personnes diabétiques, de cardiopathies, etc. Dès lors, les institutions médicales ainsi que les politiques prennent conscience de l’ampleur du phénomène et de tout ce qu’il induit. Ici nous nous intéresserons aux conséquences psychologiques d’une maladie chronique comme l’insuffisance rénale aigue. En effet, les patients victimes d’une affection chronique voient leurs conditions physiques, professionnelles, sociales (etc.) s’amoindrir avec comme conséquences entre autres, une baisse de la qualité de vie.

La journée d’étude a pour objet de prendre connaissance des avancées en terme de recherche au sujet des maladies chroniques dans le domaine qui nous occupe : la psychologie de la santé. Partager nos expériences, échanger des avis sur les exposés fait en cette journée, nous permettront d’avancer, de voir plus loin.

Cette journée d’étude s’adresse à toute personne intéressée par la thématique de la maladie chronique.

Présentation des trois orateurs et de leurs exposés :

Sylvie Pucheu-Paillet est psychologue clinicienne et chercheur, temps plein, dans le Service de Psychologie Clinique et Psychiatrie de Liaison de l'Hôpital Européen Georges Pompidou (Paris ; Pr S. Consoli). Elle possède un doctorat en Psychologie Clinique et Psychopathologie.
Depuis de nombreuses années, son travail de clinicienne et de chercheur se centre autour des pathologies somatiques graves, chroniques ou non (cancers, transplantations cardiaques, pulmonaires, néphrologie et diabétologie) avec pour objectif de mieux comprendre le rôle des facteurs psychologiques dans l'adaptation à une maladie chronique, afin d'améliorer le soutien psychologique proposé aux patients. Elle participe également à différents enseignements universitaires.
Son exposé traitera de l’impact de la pathologie sur la qualité de vie dans quatre types de maladies chroniques. Ainsi, à partir d'une étude comparative entre quatre pathologies somatiques différentes par l'organe atteint et le type de traitement, Madame Pucheu et son équipe ont cherché à évaluer le rôle de la personnalité, des représentations de la maladie, de l'alexithymie et de la "réalité" de la maladie et du traitement, dans l'adaptation de sujets confrontés à une maladie à potentialité létale avec des traitements contraignants.

Silla M. Consoli dirige le Service de Psychologie Clinique et Psychiatrie de Liaison de l’Hôpital Européen Georges Pompidou (Paris), ainsi que l’Unité de Psychiatrie de l’Hôtel-Dieu et l’Unité Médico-Psychologique de l’Hôpital Broussais qui lui sont administrativement rattachées. Il est Professeur de psychiatrie adulte à l’Université de Médecine Paris-Descartes et, outre sa contribution à l’enseignement de la psychiatrie et de la psychologie médicale, coordonne divers Diplômes universitaires ou inter-universitaires, sur la psycho-oncologie clinique, la psychologie médicale et la psychiatrie de liaison, la dermatologie psychosomatique, l'anthropologie médicale.
Ses thématiques de recherche et ses publications concernent préférentiellement : les facteurs psychologiques de risque cardiovasculaire, la qualité de vie et l’observance dans diverses maladies physiques, la relation médecin-malade, l’alliance thérapeutique et ses effets sur l’évolution d’une pathologie chronique, les représentations de la maladie chez les patients mais aussi chez leurs médecins, l’impact du cancer sur les membres de l’entourage, le statut de l’alexithymie (difficulté à reconnaître et à communiquer ses émotions) et ses liens avec diverses maladies somatiques…
Première partie de la présentation : Le degré d'alexithymie et le niveau de conscience émotionnelle distinguent-ils les patients avec hypertension essentielle ou secondaire, simple ou compliquée ?
Résumé : Le débat reste toujours ouvert entre l'alexithymie "trait", en tant que facteur de vulnérabilité contribuant à la survenue de maladies somatiques à composante psychosomatique, et l'alexithymie "état", réactionnelle à une pathologie somatique, surtout si cette dernière est grave, sur le modèle de l'état de stress post-traumatique. Nous avons, à cet effet, mesuré les niveaux d'alexithymie (TAS) et les niveaux de conscience émotionnelle (LEAS) de 98 hypertendus, dont 73 hypertensions artérielles primitives ou "essentielles" et 25 hypertensions secondaires (sténoses de l'artère rénale, origine endocrinienne, etc.)…
***
Deuxième partie de la présentation : Rôle de la communication intra-familiale autour de la maladie sur la détresse psycho-sociale du conjoint ou celle des enfants, lorsque l'un des parents est atteint de cancer.
Résumé : Parler ou non facilement de la maladie en famille lorsque l'un des parents est atteint de cancer peut-il atténuer ou au contraire augmenter la détresse psychique de chaque membre d'une famille nucléaire ? Pour répondre à cette question, 30 familles (dont 54 enfants de 4 à 16 ans) comportant un parent en cours de traitement pour un cancer non lié au sexe ont rempli des questionnaires, dont le GHQ (détresse de chacun des parents), l'ODCF (communication autour du cancer, par chaque parent) et le CBCL (détresse des enfants, évaluée à partir de l'observation de chaque parent)…

Cindy Rocha, récemment licenciée en Psychologie, travaille comme chercheur au sein du service de psychologie de la santé de Madame Anne-Marie Etienne à l’Université de Liège. La recherche qu’elle mène a été initiée et est subsidiée par l’Association Guy Mathot. Elle vise à étudier les besoins psychosociaux des patients dialysés en vue d’améliorer dans l’avenir leur prise en charge psychosociale et ainsi, leur qualité de vie.

Planning
14h Accueil
14h30 : Exposé S. Pucheu
15h15 : Questions-Réponses
15h30 : Exposé S. Consoli
16h15 : Questions-Réponses
16h30 : Pause
16h45 : Exposé C. Rocha
17h30 : Questions-Réponses
17h45 : Conclusion

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troisième journée d’étude : Mieux comprendre les inégalités professionnelles de santé : les apports de recherches centrées sur le travail

Date : Le 25-01-2007 à 09 h 00
Lieu : Université de Mons-Hainaut (campus de La Plaine)
Organisateur : Agnès VAN DAELE

Thème : Mieux comprendre les inégalités professionnelles de santé : les apports de recherches centrées sur le travail

Le travail constitue une cause importante des inégalités sociales de santé. De mauvaises conditions de travail contribuent à une espérance de vie réduite parfois de façon directe (par les accidents mortels notamment) ou le plus souvent de façon indirecte en participant à l’usure professionnelle. La recherche existante sur les relations santé-travail s’appuie largement sur des approches épidémiologiques, physio-pathologiques et psychopathologiques. Mais toutes ces approches, bien qu’intéressantes, prennent peu en compte l’activité dont l’analyse montre bien le rôle que jouent les conditions effectives du travail mais aussi les travailleurs dans la construction de la santé tout au long de la vie professionnelle. Autrement dit, contrairement à ce que laisse supposer la notion d’exposition, les travailleurs ne sont pas passifs face aux risques : ils tendent à développer individuellement et collectivement des stratégies visant à protéger leur santé. Par ailleurs, on ne peut réduire l’analyse rétrospective des risques à leur seule association à des catégories socio-professionnelles. Elle dépend aussi des conditions effectives du travail pouvant être très différentes au sein d’une même catégorie socio-professionnelle à un moment donné ou à des moments différents des parcours professionnels.

La journée d’étude a pour objet de mieux comprendre les inégalités professionnelles de santé, en présentant les apports de recherches centrées sur le travail. Deux orateurs ont été invités à présenter leurs travaux. Il s’agit de Johannes Siegrist et Serge Volkoff.

Cette journée d’étude s’adresse à toute personne, chercheur ou praticien, intéressée par la santé au travail : médecins du travail, ergonomes, psychologues du travail, psychologues de la santé, conseillers en prévention, sociologues, épidémiologistes…

Présentation des deux orateurs
J. Siegrist
Johannes Siegrist est directeur du Département de sociologie médicale et de l’Ecole de santé publique de l’Université de Düsseldorf (Allemagne). Il est l’auteur du modèle du déséquilibre entre l’effort et la récompense, l’un des principaux modèles actuels du stress professionnel. Ce modèle est utilisé internationalement pour identifier les causes psychosociales de problèmes de santé majeurs tels que les maladies cardiovasculaires et les problèmes de santé mentale, et permettre de les prévenir. Ce modèle contribue à l’explication des inégalités sociales de santé.

S. Volkoff
Serge Volkoff est directeur du Centre de recherches et d’études sur l’age et les populations au Travail (CREAPT), Centre d’études de l’emploi (CEE) (Paris, France). Ses recherches portent sur le vieillissement au travail et visent à mieux comprendre les relations entre travail, santé et âge. Elles font appel aux méthodes de l’ergonomie, de la démographie et de l’épidémiologie. Elles s’inscrivent à la fois dans une interrogation scientifique plus large sur la variabilité interindividuelle en situation de travail et dans une volonté de répondre à une demande sociale explicite, eu égard aux tendances démographiques actuelles.

Planning
9h Accueil
9h30 Introduction
9h45 Exposé J. Siegrist
10h30 Questions-réponses
10h45 Pause-café
11h15 Exposé S. Volkoff
12h Questions-réponses
12h15 Clôture

http://www.umh.ac.be/plan_M.html.

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Interaction biological, psychological, and social aspects in cardiovascular

Date : Le 08-12-2006 à 09 h 30
Lieu : Louvain-la-Neuve, UCL, Faculté de psychologie, Pl Cardinal Mercier, 10 (local socrate 40)
Organisateur : Olivier Luminet

9 :30 Registration
10 :00 Presentation talk Theorell
10 :05 Talk Cardiovascular disease in a psychosocial perspective By Thöres THEORELL (Karolinska Sjukhuset, Dept. Public Health Sciences, Section Stress Research, Stockholm, Sweden)
11 :05 Discussion
11 :25 Coffee break
11 :45 Presentation Gidron
11 :50 Talk Molecular and cellular interface between behavior and acute coronary syndromes By Yori GIDRON (Department of medical psychology, University of Tilbug, The Netherlands)
12 :50 Discussion
13 :10 Lunch break
14 :40 Discussion in subgroups with PhD students (see details next page)
End of the day around 17:00 – 17:30 depending on the number of registered participants.

PhD students are particularly encouraged to registrer to the afternoon session. Postdoc and other researchers are also welcome.

They will have the unique opportunity of presenting their research project to leading researchers in the field of BIOLOGICAL, PSYCHOLOGICAL, AND SOCIAL ASPECTS IN CARDIOVASCULAR DISEASE and get valuable feedbacks on their work.

In order to apply to this (free!) afternoon, people are invited to send an abstract (300 words, 5 keywords) and their cv. They also need to indicate to which workshop they would preferably go and send a list of specific questions that they would like to address.
A small number (maximum 7) of people will be selected for each workshop based on their abstract, cv and relatedness with the speaker fields.
Information need to be sent to Olivier Luminet (Olivier.Luminet@psp.ucl.ac.be) before November 24th. Acceptance will be notified for December 1st.

People who are selected will prepare a short PPT presentation of their work (10’ maximum) that they will send to Olivier Luminet for December 6th at the latest.

Abstract Theorell: Cardiovascular disease in a psychosocial perspective
The demand/control/support model has existed for many years and many studies have been performed with it using various kinds of outcomes, ranging from hard endpoint cardiovascular disease and sick leave to physiological variability patterns. In my presentation I shall use the model for a discussion of several points:
1.) As a physiological model, with analyses of variability patterns; what happens when job strain increases in relation to sleep patterns, anabolic functions and energy mobilisation?
2.) As a predictor of mental health
3.) As a predictor of hard endpoint ischemic disease

I shall emphasise methodological problems that have been encountered in studies of the demand/control/support model. For instance:

A.) What does retirement mean to the association between job strain (high demands and low decision latitude) and hard endpoint ischemic disease? When subjects have not been working for several years (which is the case in several of the published prospective studies), how could that affect estimates of relative risks? If an atherosclerosis mechanism is assumed, the association would not strongly affected but if other mechanisms (for instance triggering) are operating the association would be attenuated. The latter assumption has been supported in published studies.

B.) What do we know about the interaction between job strain and other risk factors? Recent studies by Kivimäki have shown that there are interesting interactions between accepted risk factors and job strain. Atherosclerosis in young male Finns showed a clear relationship to job strain. However, this association was much stronger among those without other cardiovascular risk
factors. This group is also doing studies of the interaction between the COMT gene which is important in the regulation of noradrenaline production and secretion.

C.) The two components of the job strain concept, demands and decision
latitude may have different roles in the psychosocial processes. Since the European labour market is changing dramatically it is possible that demands are getting more important relatively than lack of decision latitude. One of the societal processes underlying this in the European context is that the proportion of blue collar workers is decreasing. Several studies have shown that job strain has been a better predictor of hard endpoint ischemic disease in blue collar workers than in white collars and that low decision latitude is an important part of this difference. This would mean that in total population studies the relative impact of decision latitude would decrease. However, in predictions of long term sick leave low decision latitude is still a very important component and the job strain concept still seems to be an important predictor of hard endpoint ischemic disease in the Nordic countries. New data from Stockholm will be discussed.

D.) Gender is an important variable in the study of demand/control/support and hard endpoint ischemic disease. Job strain seems to a weaker predictor of heart disease among women than among men.

Abstract Gidron: Hostility, risk of CHD, mechanisms and intervention
Coronary heart disease (CHD) is still the leading cause of mortality worldwide, certainly in developed countries. Even when considering the most important CHD risk factors (e.g., diabetes, smoking, lipids), only about 50% of cases can be predicted. Thus, it is important to identify other CHD risk factors, whose effects are independent of the known ones, and to identify their mechanisms of action in the etiology of CHD. My presentation will focus mainly, though not only, on hostility. The focus on this factor stems from the “fall” of the Type-A behavioral pattern since it is too prevalent in western societies, some studies showed no relation between Type-A and CHD, and one of its components, namely hostility, was shown to be the most predictive component of CHD-onset. Hostility refers to the tendency to behave antagonistically, think cynically and feel anger across situations. In a meta-analysis, hostility was found to be an independent CHD risk factor. I shall present some of these studies, of which some we have done as well.
Multiple models attempt to explain this link - I will focus on the biological one, with particular emphasis on a psychoneuroimmunological model we developed. Current working models of the etiology of CHD and the acute coronary syndrome emphasize the role of inflammatory factors. These include recruitment of macrophages into the coronary artery, where they meet and swallow LDL-cholesterol, and contribute to the formation of the atherosclerotic plaque. Hostility is correlated with macrophage recruitment. These cells then produce factors that destabilize the plaque. Factors like elevated blood-pressure and vasoconstriction subsequently lead to the rupture of this plaque. Hostility is correlated with both blood-pressure and vasoconstriction. Finally, a consequent platelet-aggregation leads to a superimposed thrombosis at the site of the ruptured plaque, leading to partial or total blockage of the artery and to unstable angina or a myocardial infarction. Hostility is positively correlated with platelet aggregation. Thus, hemodynamic and inflammatory factors can explain partly the epidemiological link between hostility and new CHD events. I shall provide evidence supporting this model.
I will then explain how we propose to reduce hostility. First, I will present a cognitive-behavioral intervention we tested, which reduced hostility, blood-pressure and readmissions to hospital among CHD patients, in a randomized-controlled trial. This intervention included an educational component, techniques for altering hostile behavior, hostile cognitions and angry feelings. Finally, I will present our new model and proposed treatment that derives from the manner in which the brain may “learn” about and modulate atherosclerotic processes, via the vagus nerve. The vagus is an important route by which the brain learns about peripheral inflammation, and we propose that it can inform the brain about CHD-related inflammation. Furthermore, activating the vagus induces an anti-inflammatory response, thus we propose that stimulation of the vagus may slow down progression of atherosclerosis and may even prevent CHD. Stimulation of the vagus, especially in distressed or hostile individuals, includes relaxation, vagus nerve stimulation or vagomimetic drugs. This lecture will thus present ways in which psychological knowledge can be merged into and explain basic molecular and systemic processes that are etiologic to CHD. Such an approach may help locate medical psychology side by side with biomedical sciences, for the benefit of understanding and treating chronic illnesses like CHD.
Traditional risk factors of acute coronary syndromes (ACS) such as smoking, hypertension, high LDL-cholesterol and diabetes only explain part of new ACS cases. Various psychological factors such as hostility, depression, acute stress, social support and work-related factors also predict new onset of ACS, independent of traditional factors. This presentation will cover these issues done by myself and many other researchers.
In the past decade, the role of inflammatory factors in the etiology of the ACS has been established. Within the framework of the field of psychoneuroimmunology (PNI), I will map psychological factors on the biological processes leading to each stage of the ACS, culminating in a PNI model of the ACS. Finally, I will present some findings on a hostility-reduction controlled intervention study.

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Psychologie de la santé: journée de rencontre

Date : Le 06-04-2006 à 10 h 00
Lieu : Ecole de santé publique de l'ULB (campus Erasme).
Organisateur : France Kittel

L’objectif principal de cette journée est de rassembler tous les chercheurs actifs en communauté française dans le domaine de la psychologie de la santé, entendue dans un sens large et non restrictif à savoir "l’ensemble des connaissances fondamentales de la psychologie (issues de recherches scientifiques et de la pratique professionnelle) appliquée à la promotion et au maintien de la santé, à la prévention et au traitement des maladies, à l’identification des corrélats étiologiques et diagnostiques de la santé, de la maladie et des dysfonctionnements qui en découlent, ainsi qu'à l’amélioration du système de soins de santé et de la conception d’une politique de santé". Le format de la réunion est conçu de manière à favoriser au maximum des échanges informels de qualité entre participants. Le programme se compose de plusieurs temps : Le matin, nous aurons tout d’abord un invité de marque, le Professeur Stan Maes qui fera un exposé sur le thème "Self-regulation in health and disease, from assessment to intervention". En fin de matinée, des posters de présentation des équipes de recherche (voir exemple en fichier attaché) permettront de mieux connaître les thématiques des uns et des autres. L’après-midi des sessions interactives de posters seront organisées par sous-thème de recherche. Chaque chercheur fera un bref exposé de son travail suivi de questions/réponses autour de chaque poster. Un président de séance se chargera d’animer la séance et de proposer une synthèse. Les thématiques seront organisées en fonction du nombre et du contenu des posters soumis. Planning de la journée : 10h Accueil, placement des posters 10h30 Exposé de Stan Maes 11h30 Questions sur l’exposé de Stan Maes 12h Présentation des posters des équipes de recherche 13h Lunch + café 14h Présentation des posters partie I 15h Pause café 15h15 Présentation des posters partie II Fin de la journée à 16h30. Les abstracts des présentations sont disponibles dans le fichier pdf joint.

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